IIl est des passions qui couvent longtemps avant de naître, feu intérieur qui soudain explose.
C’est du fond des entrailles qui jaillissent les sculptures d’Henri Mamès avec d’ineffables empreintes génétiques : le joug de l’esclavage, l’instinct de la musique et de la danse, sa technique pour révéler les forme et l’usure, l’érosion à la manière d’une coulée de lave qui casse les aspérités, arrondit les saillies et laisse par ci par là un visage ou un mouvement ou un objet figé au pied d’une montagne pelée.
L’urgence de dire les formes enfouies, l’urgence de façonner les mots tus, Henri Mamès a choisi le marbre, matériau qui rendra durables ses émotions comme si elles étaient pétrifiées, fixées à jamais.
S’il est vrai que les volcans ravagent des vies, on dit que leurs terres sont fertiles… »

Alex Labejof

Né à la Martinique en 1953, après une initiation auprès du sculpteur Alex Labejob il y a quelques années, Henri Mamès a choisi le marbre qu’il cajole, caresse et qui semble lui obéir sous un regard poétique.

Il sculpte le vent, la mer, la musique, la danse, la volupté, l’identité, la spiritualité dans un raccord figuratif-abstrait.
Il invite à une réflexion du contemplatif « du plaisir simple », « du plaisir libre », « du plaisir partagé ».
Il voudrait que son audace esthétique soit entière afin d’atteindre la sensation du beau.

La sculpture est désormais son langage.